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Un micro-blog pour un macro-tour d'horizon : recherche, applications, enjeux et intérêts de l'intelligence artificielle.

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Le cerveau ultime

Dans un précédent article, nous avons parlé de la création de machines capables d’être conscientes, et plus précisément d’un ordinateur et d’une intelligence artificielle semblables à un cerveau de petit mammifère. IBM dévoile davantage de détails sur ce projet.

Ainsi, la raison d’être d’un tel ordinateur est avant tout le flot ininterrompu et toujours plus dense de données qui gravitent dans le monde entier grâce à Internet et à l’informatique moderne. L’idée a déja été évoquée maintes fois : il ne s’agit plus d’exploiter la puissance brute des ordinateurs, déjà très efficace, mais d’obtenir une machine qui donne sens elle-même aux informations qu’elle collecte.

Le “cerveau” d’IBM devra posséder les qualités suivantes :

  • intégrer des informations reçues par de nombreuses sources et détecteurs
  • gérer et comprendre des informations ambigues
  • répondre selon le contexte donné par l’utilisateur humain
  • apprendre au fil du temps et emmagasiner de l’expérience
  • faire intervenir une approche cognitive pour résoudre des situations complexes du monde réel

Le tout, comme l’avait précisé Giulio Tononi, en consommant aussi peu d’énergie qu’un cerveau de mammifère et en occupant la même taille matérielle. La nanotechnologie permettrait de concrétiser cette performance.

Posted at 1:32 AM (3 years ago) | Permalink

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“ Le public non spécialiste est en train de se rendre compte que le thème du robot humanisé, ayant seulement jusqu’ici fait l’objet de scénarios de science-fiction, va bientôt devenir réalité. Or beaucoup s’en inquiètent. „
Jean-Paul Baquiast, Automates Intelligents sur Le Monde.fr - article complet ICI

Quote posted at 11:54 PM (3 years ago) | Permalink

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Vers une déshumanisation ? Et la morale alors ?

Terminator

Il y a maintenant 10 jours (i.e. le 18 décembre), plusieurs sites Internet faisaient état de craintes par rapport aux risques liés à l’intelligence artificielle et aux robots. Les articles (consultables ici et ) rebondissaient alors sur les déclarations de Noel Sharkey, ingénieur informatique et psychologue spécialisé dans les machines cognitives et la robotique, publiées dans Science.

Puisque nous avons évoqué plusieurs aspects positifs de ces technologies dans les articles précédents (amélioration de la gestion des tâches de production et bénéfices pour la santé et la médecine notamment), il semble donc pertinent de revenir tout aussi sérieusement sur leur côté sombre.

Sharkey n’est pas un opposant virulant et fanatique - au contraire, puisqu’il développe lui-même des recherches dans le domaine de l’intelligence artificielle et participe à l’organisation de concours de robots partout dans le monde. Mais il tient, en parallèle, un discours éthique de mise en garde.

Vie domestique

Ainsi, il s’interroge sur les effets potentiellement néfastes des robots baby-sitters : ceux-ci sont actuellement si perfectionnés qu’ils sont capables de gérer des enfants en bas âge pendant plusieurs jours sans intervention des parents.

Mais aucune étude ne s’est encore penchée sur les effets à long terme de ce problème : les enfants trop privés de contacts humains parentaux souffriront-ils dans leur développement ? Noel Sharkey évoque une ancienne expérience effectuée sur des bébés singes, montrant que ceux-ci grandissaient dans de mauvaises conditions sans leur parents.

Soldats-robots

Il faut aussi rappeler son article dans le Guardian, daté du 18 août 2007 (consultable en cliquant sur ce lien), qui critique vivement l’utilisation de robots dans des conflits armés. L’armée américaine utilise déja des drônes de reconnaissance, des détecteurs de mines antipersonnel et des dispositifs d’aide à la prise de décision pour le soldat sans mettre sa vie en danger. Mais, d’ici 2010, elle aura investi 4 milliards de dollars dans la création d’un soldat artificiel capable de combattre.

Contre qui et comment ? Dans cet article du Telegraph, les partisans de ces recherches affirment qu’un robot sera un meilleur combattant qu’un être humain : sa perte ne représente aucune souffrance, il n’a pas de sentiments et ne se laisse pas influencer par des émotions dues au stress de la situation. De plus sa programmation serait conforme aux Conventions de Genève ; il s’attaquerait aux autres machines et non aux humains a priori.

Sharkey est par contre dégoûté. S’il reconnait les avancées conséquentes en intelligence artificielle, pour lui, les robots ne sont pas capables de prendre les bonnes décisions à coup sûr et risquent de commettre des erreurs (meurtre de civils par exemple). La réalité est beaucoup moins avancée que dans les oeuvres de science-fiction ; de plus il y a fort à parier que les êtres humains seront pris pour cible (quel intérêt d’arbitrer un conflit par une bataille de robots alors que la guerre est une entreprise de dévastation des gens et des infrastructures ?).

Pour Sharkey, il est impératif de rédiger des lois quant à l’éthique des combats robotisés, ce que les militaires approuvent également. Mais en attendant, la réalisation de soldats artificiels dévastateurs semble beaucoup plus réaliste à court terme que la création d’un cerveau cognitif (voir notre article à ce sujet).

On le voit, le futur n’est pas toujours rose, même en ce qui concerne le progrès - et ce n’est pas nouveau. Que ce soit dans la vie domestique, dans la résolution de conflits ou encore dans le domaine du travail (chômage, par exemple dans les chaînes de production d’automobiles entièrement robotisées), les robots risquent, en remplaçant l’être humain, de laisser place à des inconnues.

Faut-il en avoir peur ? Faites part de votre avis !

Posted at 6:19 PM (3 years ago) | Permalink

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Une conscience pour les machines ?

Conscience artificielle ?

Il existe déja des “superordinateurs” capable d’effectuer des calculs mathématiques complexes que l’être humain ne peut gérer, ou même de briller au jeu d’échecs par exemple (Deep Blue contre Kasparov). Mais aussi performants que soient les circuits informatiques, ceux-ci pourront-ils un jour acquérir la conscience d’exister et d’apprendre au fil de leurs expériences ?

Giulio Tononi, chercheur en psychiatrie à l’Université de Wisconsin-Madison aux Etats Unis, s’est penché sur la question depuis de nombreuses années. Il participe actuellement à un nouveau projet audacieux : créer un cerveau artificiel semblable à un petit cerveau de mammifère (celui d’une souris par exemple).

Est-ce réaliste ? Tononi reste prudent quant à la faisabilité de la chose et insiste sur la quantité encore énorme de travail à fournir.

Il faut déja définir ce qu’est la conscience (on peut consulter à ce propos un article très complet - en anglais - ici). Mais en outre, copier scrupuleusement un cerveau serait inutile : seuls certains neurones agissent sur la prise de conscience. Encore faut-il les identifier. Enfin, la nanotechnologie devra imiter les neurones et la plasticité du cerveau, dont la matière se transforme et évolue.

Alors, verra-t-on bientôt des androïdes capable de ressentir des émotions et de vivre des expériences ? C’est peu probable dans un futur proche. Mais les moyens investis dans la recherche et l’optimisme opiniâtre des spécialistes entend bien prouver qu’à l’impossible, nul n’est tenu. Après tout, le cerveau humain n’est-il pas un modèle tangible et fonctionnel, preuve d’un tel exploit ?

Posted at 10:47 PM (3 years ago) | Permalink

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Moi

Vous savez à présent pourquoi vous êtes là ?

Alors permettez-moi de me présenter : Gilles Rossel, 23 ans, suisse, étudiant en Journalisme à l’Université de Neuchâtel.

J’ouvre ce micro-blog pour me familiariser avec la simplicité déconcertante avec laquelle chaque être humain peut s’exprimer librement dans le monde entier : de quoi remettre en question sérieusement le rôle et les tâches propres au métier de journaliste que je me propose d’effectuer.

Mais cette passionnante problématique n’a pas sa place ici. Une réponse a déja été donnée dans le post précédent : vous avez les mêmes moyens que moi pour écrire, mais vous n’avez pas forcément autant de temps. Voila pourquoi je vous lance sur des pistes, que vous serez ensuite libre de parcourir et d’enrichir sur votre propre blog !

Bref : en attendant que des machines s’occupent de cela à notre place pour nous laisser vaquer aux plaisirs de l’esprit et de l’hédonisme, j’en profite pour m’interroger sur les perspectives de l’humanité dans un futur plus ou moins proche :

  • Quel sera notre façon de vivre quand nous serons secondé par des robots ?
  • Quels seront les avantages et les inconvénients ?
  • A quoi serviront des machines créées par l’homme, mais qui bénéficieront peut-être de capacités supérieures à son géniteur ?

Laissez votre avis, participez à la discussion, exprimez-vous ! Et faites-nous part de vos propres découvertes et autres coups de coeurs.

Posted at 4:41 PM (3 years ago) | Permalink

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