
Dans le cadre d’une étude centrée sur les maladies cardiovasculaires, nommée Cardio 2000, des chercheurs grecs ont mis au point une méthode avancée, basée sur l’intelligence artificielle, pour détecter les risques d’un patient de subir une attaque cardiaque.
Leur méthode pour récolter les données est classique : ils ont interrogé plus d’un millier de patients souffrant d’ACS (Acute Coronary Syndrome), une maladie liée au myocarde, puis ont comparé leurs résultats avec ceux de personnes bien portantes. Les questions portent sur des domaines aussi variés que le poids, la nutrition, la consommation de drogues, les alertes héréditaires, etc.
Mais c’est dans le traitement des données qu’intervient l’intelligence artificielle. Les chercheurs se sont inspirés de l’OLAP (Online Analytical Processing), méthode déja utilisée dans le monde des affaires pour aider à la prise de décision : au lieu d’exploiter des bases de données relationnelles (un ensemble de données est relié à un point commun, par exemple une date) ou hiérarchiques (formées sous forme d’arborescence progressive), on organise les données en plusieurs dimensions matricielles, chaque information renvoyant aux autres dans l’espace au sein de relations multiples.
Ce processus complexe est difficile à comprendre (et encore plus à expliquer !), alors retenons le résultat : les scientifiques grecs affirment que leur technique permet de comprendre beaucoup plus rapidement quels sont les causes d’accidents cardiaques, quels sont les liens entre les différents facteurs observés chez les cobayes, et quels sont les schémas les plus fréquents.
Mais surtout, en introduisant les données d’un patient lambda, l’intelligence artificielle analyse et compare ces dernières dynamiquement avec leurs autres résultats et propose un suivi personnalisé pour éviter et/ou guérir les signes de troubles, en fonction de la probabilité pour le sujet d’avoir une crise cardiaque par exemple.
La technique se veut donc très utile et prometteuse dans d’autres domaines de recherche. Alors pour une fois, soyons beaux joueurs et n’oublions pas de remercier les magnats de la finance, du marketing et de l’économie qui l’ont expérimentée en premier ! Ce serait leur faire justice après la crise dont on les accable…
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