» L'arroseur arrosé ?
David Finniss, du blog Informative Post, émet quelques craintes quant à l’avenir de l’intelligence artificielle : pour lui, le progrès ne doit pas nous rendre dépendants, nous remplacer et nous dominer.
Un micro-blog pour un macro-tour d'horizon : recherche, applications, enjeux et intérêts de l'intelligence artificielle.
David Finniss, du blog Informative Post, émet quelques craintes quant à l’avenir de l’intelligence artificielle : pour lui, le progrès ne doit pas nous rendre dépendants, nous remplacer et nous dominer.

Si vous en avez marre d’être collé en répondant à un quiz ou en regardant un jeu culturel à la télévision, l’intelligence artificielle pourrait bien venir à votre secours. La société True Knowledge propose un site en version bêta nommé Quizbot : celui-ci est capable de répondre à des milliers de questions de culture générale.
Interviewé par Business Weekly, William Tunstall-Pedoe est l’auteur de ce système innovant et souligne que ce dernier peut battre les meilleurs experts humains dans leur champ de savoir. En effet, l’ordinateur a l’avantage d’accéder immédiatement à sa base de données sans perte de mémoire et sans omission des détails, contrairement à notre cerveau.
Quizbot utilise des algorithmes d’intelligence artificielle complexes pour tenter de chercher et trouver une réponse de la même manière qu’un être humain, en intégrant des connaissances au fur et à mesure de son utilisation.
C’est génial, me direz-vous ! Mais les choses ne sont pas si simples en réalité. Quelques essais rapides montrent rapidement les faiblesses du système : Quizbot ne comprend pas un grand nombre de questions et demande de les reformuler. De plus, la formulation doit être rédigée dans une syntaxe simple.
True Knowledge le reconnaît et l’admet : le site précise qu’il ne répondra pas forcément aux questions posées, mais qu’un essai infructueux permet à ses concepteurs d’améliorer le système en comprenant comment les gens posent des questions et à quoi ils s’intéressent.
Au final, il faut oublier rapidement la perspective de connaître le secret du vrai bonheur, de l’éternelle jeunesse, de la richesse et de la séduction. Les questions qui commencent par Why (pourquoi ?) ont peu de chances d’être résolues. Mais s’il s’agit d’interroger un savoir encyclopédique d’une manière nouvelle et intuitive, l’exercice prend tout son sens.
Alors pourquoi ne pas faire l’essai vous-même ? Rendez-vous sur www.quizbot.tk et faites part de vos impressions !

Dans un précédent article, nous avons parlé de la création de machines capables d’être conscientes, et plus précisément d’un ordinateur et d’une intelligence artificielle semblables à un cerveau de petit mammifère. IBM dévoile davantage de détails sur ce projet.
Ainsi, la raison d’être d’un tel ordinateur est avant tout le flot ininterrompu et toujours plus dense de données qui gravitent dans le monde entier grâce à Internet et à l’informatique moderne. L’idée a déja été évoquée maintes fois : il ne s’agit plus d’exploiter la puissance brute des ordinateurs, déjà très efficace, mais d’obtenir une machine qui donne sens elle-même aux informations qu’elle collecte.
Le “cerveau” d’IBM devra posséder les qualités suivantes :
Le tout, comme l’avait précisé Giulio Tononi, en consommant aussi peu d’énergie qu’un cerveau de mammifère et en occupant la même taille matérielle. La nanotechnologie permettrait de concrétiser cette performance.
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Pour commencer la nouvelle année, rafraîchissons-nous la mémoire et rappelons quelques notions essentielles qui permettront de mieux comprendre l’actualité de l’intelligence artificielle.
Ce dernier problème est au coeur de la recherche actuelle. Nous avons évoqué l’expérience de Searle, ainsi que la tentative de création d’une entité artificielle consciente, qui illustrent ce problème à merveille.
Quoi qu’il en soit, les robots domestiques existent et se vendent avec succès. Même si leur intelligence artificielle est loin d’égaler les standards des oeuvres de science-fiction, leur utilisation a pour but d’aider et/ou de remplacer l’être humain à plus ou moins court terme (comme par exemple dans la logistique des magasins). On peut envisager tout aussi bien des conséquences positives (confort, libération de tâches rébarbatives) que négatives (pertes d’emplois, déshumanisation).
Pour approfondir : voir l’article de Wikipedia consacré à l’intelligence artificielle, très complet et qui brosse plus en profondeur le panorama que nous venons de voir.

Chères lectrices et chers lecteurs,
Que vous soyez humains ou machines, je vous souhaite une excellente année 2009 !
En attendant de poursuivre l’actualité réelle de la nouvelle année, je vous propose, pour finir l’année 2008 avec plaisir, de jeter un oeil à cet article : que se passerait-il en 2009 si les oeuvres de science-fiction ayant trait à cette année devenaient réalité ?

Voici quelques exemples :
J’espère toutefois que la véritable année 2009 sera globalement moins affreuse que selon ces prédictions, et sera synonyme de perennité économique et sociale après les moments difficiles, et bien réels, de 2008 - même si ce sont les chiffres de la finance qui se sont avéré effrayants, et non pas des extraterrestres venus conquérir notre globe !
Amusez-vous bien et à bientôt !
Dans les années 80, John Searle, actuellement chercheur et professeur de philosophie à l’Université de Berkeley, Californie, se fait connaître grâce à son expérience de la Chambre Chinoise. Celle-ci vise à démontrer l’impossibilité d’une conscience comme propriété émergeante d’un système informatique.
Aujourd’hui, Paul Almond, chercheur indépendant en intelligence artificielle et auteur d’un concept d’IA capable d’apprendre par expérience, publie un article en 5 parties visant à réfuter une partie des arguments de Searle : c’est le lien du jour. Attention, le sujet est pointu et en anglais !

Il y a maintenant 10 jours (i.e. le 18 décembre), plusieurs sites Internet faisaient état de craintes par rapport aux risques liés à l’intelligence artificielle et aux robots. Les articles (consultables ici et là) rebondissaient alors sur les déclarations de Noel Sharkey, ingénieur informatique et psychologue spécialisé dans les machines cognitives et la robotique, publiées dans Science.
Puisque nous avons évoqué plusieurs aspects positifs de ces technologies dans les articles précédents (amélioration de la gestion des tâches de production et bénéfices pour la santé et la médecine notamment), il semble donc pertinent de revenir tout aussi sérieusement sur leur côté sombre.
Sharkey n’est pas un opposant virulant et fanatique - au contraire, puisqu’il développe lui-même des recherches dans le domaine de l’intelligence artificielle et participe à l’organisation de concours de robots partout dans le monde. Mais il tient, en parallèle, un discours éthique de mise en garde.
Vie domestique
Ainsi, il s’interroge sur les effets potentiellement néfastes des robots baby-sitters : ceux-ci sont actuellement si perfectionnés qu’ils sont capables de gérer des enfants en bas âge pendant plusieurs jours sans intervention des parents.

Mais aucune étude ne s’est encore penchée sur les effets à long terme de ce problème : les enfants trop privés de contacts humains parentaux souffriront-ils dans leur développement ? Noel Sharkey évoque une ancienne expérience effectuée sur des bébés singes, montrant que ceux-ci grandissaient dans de mauvaises conditions sans leur parents.
Soldats-robots
Il faut aussi rappeler son article dans le Guardian, daté du 18 août 2007 (consultable en cliquant sur ce lien), qui critique vivement l’utilisation de robots dans des conflits armés. L’armée américaine utilise déja des drônes de reconnaissance, des détecteurs de mines antipersonnel et des dispositifs d’aide à la prise de décision pour le soldat sans mettre sa vie en danger. Mais, d’ici 2010, elle aura investi 4 milliards de dollars dans la création d’un soldat artificiel capable de combattre.

Contre qui et comment ? Dans cet article du Telegraph, les partisans de ces recherches affirment qu’un robot sera un meilleur combattant qu’un être humain : sa perte ne représente aucune souffrance, il n’a pas de sentiments et ne se laisse pas influencer par des émotions dues au stress de la situation. De plus sa programmation serait conforme aux Conventions de Genève ; il s’attaquerait aux autres machines et non aux humains a priori.
Sharkey est par contre dégoûté. S’il reconnait les avancées conséquentes en intelligence artificielle, pour lui, les robots ne sont pas capables de prendre les bonnes décisions à coup sûr et risquent de commettre des erreurs (meurtre de civils par exemple). La réalité est beaucoup moins avancée que dans les oeuvres de science-fiction ; de plus il y a fort à parier que les êtres humains seront pris pour cible (quel intérêt d’arbitrer un conflit par une bataille de robots alors que la guerre est une entreprise de dévastation des gens et des infrastructures ?).
Pour Sharkey, il est impératif de rédiger des lois quant à l’éthique des combats robotisés, ce que les militaires approuvent également. Mais en attendant, la réalisation de soldats artificiels dévastateurs semble beaucoup plus réaliste à court terme que la création d’un cerveau cognitif (voir notre article à ce sujet).
On le voit, le futur n’est pas toujours rose, même en ce qui concerne le progrès - et ce n’est pas nouveau. Que ce soit dans la vie domestique, dans la résolution de conflits ou encore dans le domaine du travail (chômage, par exemple dans les chaînes de production d’automobiles entièrement robotisées), les robots risquent, en remplaçant l’être humain, de laisser place à des inconnues.
Faut-il en avoir peur ? Faites part de votre avis !
La période de Noël, malgré la crise financière, reste synonyme de consommation effrénée dans les supermarchés. Pour ces derniers, il s’agit donc de posséder une logistique efficace capable de suivre la demande des produits les plus convoités.
La firme Kiva Systems a profité de ce constat pour produire des robots capables de soulever et déplacer des étagères de produits, le tout de manière autonome. Ils sont connectés à un ordinateur central qui planifie le rangement des stocks de marchandises, mais l’organisation et les mouvements dans l’espace sont réalisés uniquement grâce à l’intelligence artificielle intégrée à chaque robot.
Leurs concepteurs sont si fiers qu’ils comparent leur travail à l’organisation d’une chorégraphie (d’où la vidéo) ! Les robots sont cependant encore loin d’avoir le look et la classe de véritables danseurs…

Il n’y a pas que l’intelligence qui peut être artificielle : le plaisir sexuel entend aussi être de la partie ! Le cerveau humain pourrait être secondé par des processeurs électroniques en cas de déficience. Ainsi, selon des chercheurs à Oxford, un minuscule “chip” pourrait envoyer des signaux électriques au cortex frontal une fois implémenté dans la matière grise, de façon à stimuler l’appétit sexuel du porteur et à lui faire ressentir l’orgasme.
Des expériences concluantes ont déja été menées, notamment pour soigner le Parkinson. La chirurgie actuelle n’est toutefois pas assez pointue pour permettre une telle opération avec la finesse voulue.
Quoi qu’il en soit, pour ce qui est du sexe, attention à ne pas créer une technologie trop efficace ! Voir à ce sujet la citation à la suite de cet article…