Une conscience pour les machines ?

Il existe déja des “superordinateurs” capable d’effectuer des calculs mathématiques complexes que l’être humain ne peut gérer, ou même de briller au jeu d’échecs par exemple (Deep Blue contre Kasparov). Mais aussi performants que soient les circuits informatiques, ceux-ci pourront-ils un jour acquérir la conscience d’exister et d’apprendre au fil de leurs expériences ?
Giulio Tononi, chercheur en psychiatrie à l’Université de Wisconsin-Madison aux Etats Unis, s’est penché sur la question depuis de nombreuses années. Il participe actuellement à un nouveau projet audacieux : créer un cerveau artificiel semblable à un petit cerveau de mammifère (celui d’une souris par exemple).
Est-ce réaliste ? Tononi reste prudent quant à la faisabilité de la chose et insiste sur la quantité encore énorme de travail à fournir.
Il faut déja définir ce qu’est la conscience (on peut consulter à ce propos un article très complet - en anglais - ici). Mais en outre, copier scrupuleusement un cerveau serait inutile : seuls certains neurones agissent sur la prise de conscience. Encore faut-il les identifier. Enfin, la nanotechnologie devra imiter les neurones et la plasticité du cerveau, dont la matière se transforme et évolue.
Alors, verra-t-on bientôt des androïdes capable de ressentir des émotions et de vivre des expériences ? C’est peu probable dans un futur proche. Mais les moyens investis dans la recherche et l’optimisme opiniâtre des spécialistes entend bien prouver qu’à l’impossible, nul n’est tenu. Après tout, le cerveau humain n’est-il pas un modèle tangible et fonctionnel, preuve d’un tel exploit ?